LŪMEN

Des lieux où jouer, entre la Martinique et la Sápmi.
Aucun n'est une scène.

Le réseau

Aucun de ces lieux n'est une scène.

Un bassin vidé. Un arbre. Une langue de sable où l'eau reste basse très loin. Des lieux où l'on joue, et qu'aucune fiche technique n'a jamais décrits.

Pas de scène veut dire pas de face, pas de coulisses, pas de quatrième mur. Le public se place au lieu de s'asseoir. Le sol est irrégulier. La lumière est ce que fait le ciel.

LŪMEN les documente et les relie. Chaque lieu est capté en trois dimensions, enregistré sur place à l'heure où il se joue, et décrit dans les termes qui comptent vraiment : ce que c'est que d'y être, ce qu'on y entend, ce qui gêne.

L'axe

Martinique ↔ Sápmi

Quatre personnes tiennent cette ligne. Deux vivent sous le cercle polaire et deux sur une île de la Caraïbe — et toutes quatre sont résidentes du même terrain, 150 m d'altitude, au Vauclin.

Créer, penser, transmettre.

Liv Aira est danseuse et chorégraphe sámi, de Jokkmokk. Elle fait son travail d'un imaginaire animal et de mouvements habités, a fondé le festival Låvda, et tient la maison pour la danse à Vuollerim.

Jimmy Lundegård est venu du commerce international pour produire cette maison. Il peint des portraits grands comme un mur, certains avec Liv, et travaille à rendre visible l'invisible.

E.sy Kennenga est auteur-compositeur-interprète martiniquais, et se dit Solda Lanmou. Il tourne depuis vingt-cinq ans sans jamais s'être remis entre les mains de personne, et il est le résident permanent du Vauclin — celui qui fait d'une tournée entre les deux bouts une chose qu'on peut vivre, et pas seulement tracer.

Georges-Emmanuel Arnaud est photographe et sculpteur, et dirige ANISOTROPIE au Vauclin. Il travaille sur le corps et le territoire, et se dit passeur plutôt qu'organisateur.

Huit mille kilomètres entre les deux bouts, et cinquante-deux degrés de latitude. LŪMEN est la ligne sur laquelle ils se tenaient déjà.

↑ the polethe polar arcSápmi : Norway, Sweden, Finlandsouth-westnorth-east↓ the equatorThe Caribbean ArcFrom the Bahamas to French Guyana02Vuollerim01Vauclin

Le principe

C'est une pratique qui
fait un lieu.

Pas un bâtiment. Amenez le travail, et le terrain où vous l'avez amené devient un lieu de diffusion. C'est tout, et c'est pourquoi un bassin vidé et une maison pour la danse appartiennent au même réseau.

Nous n'avons pas la même ambition aux deux bouts de cette ligne. Nous avons le même objectif : faire vivre notre ruralité — notre culture, nos espaces.

Comment ça marche

Nous faisons
Documenter les lieux, tenir la carte, mettre un lieu et une compagnie en relation, laisser les captations au lieu.
Nous ne faisons pas
Vendre des dates, programmer, employer. Le lieu et la compagnie s'entendent directement.
Ça coûte
Rien, d'aucun des deux côtés.
Voir les lieux

Ce qui est enregistré

Pas une fiche technique.
Un relevé qu'on peut faire de loin.

□ photographie à ajouter
□ photographie à ajouter

Le son

On n'ajoute rien.
On ne nettoie rien.

Chaque lieu est enregistré sur place, à l'heure où il se joue — pas quand c'est commode. Le vent, la route, la rivière, les oiseaux : voilà ce qu'une voix devra couvrir.

Un enregistrement rangé n'apprend rien dont on puisse se servir. Alors l'heure, la marée et le vent sont inscrits à côté de chaque fichier, et le fichier est laissé tel qu'il est venu.

Deux lumières

Ambre et bleu.

La lumière ne se comporte pas pareil à 14° nord et à 66°. L'un a un crépuscule court et un soleil droit au-dessus ; l'autre a un crépuscule qui dure des heures, et des mois sans aucun. Chaque lieu de ce réseau porte sa propre lumière, et le site la porte aussi.

Crédits

An original idea by

Jimmy Lundegård
Georges-Emmanuel Arnaud

Held by

ANISOTROPIE — Le Vauclin, Martinique

In partnership with

Jillat, Samisk Danscenter — Vuollerim, Sápmi

With the support of

Institut Français — PIDA 2026
DAC Martinique

ANISOTROPIEJillatInstitut FrançaisDAC Martinique

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Le réseau

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